Collectif Préservons le Domaine de Boudré

Suite à l'annonce officielle de la mise en vente du Domaine de Boudré, le collectif a vocation à assurer la sauvegarde de ce site naturel.

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L’étude du PLUi suit son cours, pour l’instant les conclusions du Collectif se confirment

A la lecture des nombreuses interventions de Madame Goukassow, le collectif est heureux d’apprendre que le conseil départemental a pris conscience de l’impasse administrative du projet de forage. Il aurait été préférable qu’une telle aberration environnementale soit constatée lors de la sélection du projet.
A défaut, l’autorisation de forage figure parmi les clauses suspensives de l’acquisition telles qu’elles ont été votées en commission permanente le 16 octobre 2017. Puisque que cette clause n’est pas réalisable, Monsieur Fouin est d’ores et déjà libre de tout engagement…

Plus largement, c’est la légèreté de l’approche environnementale de ce projet qui étonne. Après avoir imaginé que la modification du PLUi serait une simple formalité, le conseil départemental va de désillusion en désillusion :
– retrait du déclassement de l’intégralité de l’hippodrome en zone agricole
– abandon du projet de maison d’habitation isolée dans l’enceinte l’hippodrome
– abandon du projet de forage
– menaces de l’état sur le changement d’affectation des bâtiments de la ferme de Boudré…

Bien évidemment, par l’intermédiaire de Madame Goukassow, il tente de sauver la face en modifiant certains aspects du projet. Le forage devient ainsi un prélèvement dans le Loir.
Avec la légèreté qui les a conduit à accepter un impossible forage, ils se réfugient, probablement sans l’avoir étudié, sur une solution de pompage dans le Loir.
Mais qui va payer les 1.5 kms de réseau pour amener l’eau du Loir à l’hippodrome ? Le conseil départemental ?

Et que pense Monsieur Fouin de tout cela ? Totalement silencieux depuis un an, accepte t’il ces évolutions ? En est-il à l’initiative ou sont-elles des tentatives désespérées de le retenir ?
Il serait utile qu’il finisse par venir présenter les détails de son projet et en évalue correctement les impacts environnementaux.
C’est normalement dans cet ordre que se font les choses :
– le porteur construit son projet
– il en étudie les impacts et le soumets aux autorités compétentes
– en cas d’accord de principe, il demande l’adaptation du PLU
C’est le sort qui a été réservé à tous les autres projets du PLUi (gravières, parc photovoltaïque,…)

Le collectif travaille et expose au public ses conclusions pour l’instant confirmées. Contrairement aux allégations de Madame Goukassow, il reçoit à ce titre le soutien sans faille de très nombreux habitants (plus de 1 200 ont signé la pétition en quelques jours !). Que Madame Goukassow  qui visiblement connait bien « les gens » et leur prétendu soutien organise une réunion publique avec Monsieur Fouin, nous verrons bien…

Le conseil départemental se heurte tout simplement à la réalité de l’évolution des textes de protection de l’environnement. Il les ignore, sûr que 30 emplois justifient tout. Il se trompe et il n’est pourtant qu’au début d’un long parcours administratif très très incertain… Quelqu’un a t’il compilé la liste de toutes les formalités restant à accomplir ? Nous, nous l’avons fait.

Au final, ce n’est pas la détermination du collectif qui aboutira à l’abandon du projet de Monsieur Fouin à Boudré, ce sont les lois de la République qu’étape par étape le conseil départemental semble découvrir.

 

Boudré mérite mieux qu’un entraîneur de chevaux. Le PLUi (Plan Local d’Urbanisme) ne doit pas être modifié « sur mesure ».

Pour un avenir durable, la qualité d’Espace Boisé Classé et les règles de protection environnementale et de classement en zone naturelle doivent être maintenues.

 

Lettre ouverte à Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux.

A la veille du vote du budget prévu le lundi 19 mars, le collectif “Préservons le domaine de Boudré” avec l’ensemble de ses composantes, s’adresse à vous, suite à la décision de la commission finances de ne pas lui attribuer de subvention pour l’année 2018. La commission sport l’ayant fixée à 250€ sur une demande de 500€, nous ne comprenons pas et n’acceptons pas cette décision arbitraire.

Le collectif est une association où s’impliquent des citoyens Seichois qui ont pour objectif d’exercer une veille à long terme sur tout le domaine de Boudré à plusieurs niveaux : respect de la biodiversité, maintien de la vocation alimentaire des terres agricoles, maintien des activités autour de l’hippodrome, protection de la forêt, développement d’un tourisme doux avec des animations adaptées…

En supprimant la subvention au Collectif, vous allez certes faire plaisir à Monsieur Gillet président du Conseil Départemental. Mais vous prenez le risque de la rupture avec une partie de la population qui reste attachée à la qualité sans pareil de ce domaine.

En quoi nos actions qui ont rassemblé de nombreuses personnes de Seiches et des environs et qui ont eu le soutien de conseillers municipaux de Seiches et d’élus des communes voisines ne pourraient plus obtenir un soutien financier et symbolique de la commune ? Elles ont permis de donner une plus grande notoriété à cet Espace Naturel Sensible en lui offrant un surcroit de fréquentation et en donnant par la même une image valorisante à la commune de Seiches.

Le Collectif avec toutes les composantes de la défense de cet espace naturel de la Boucle du Loir, demeure plus que jamais engagé pour proposer des animations adaptées et continuer de veiller à maintenir toutes les protections qui en font sa qualité. Savez-vous que le Collectif récemment contacté a notamment dissuadé des organisateurs d’une rave régionale de s’installer à Boudré pour le printemps ?

Monsieur le Maire avez-vous une vision claire du projet de Monsieur Fouin ? Avez vous la preuve du commencement de démarches administratives ? Les réglementations environnementales notamment au titre des lois sur l’eau ont-elles été correctement estimées ? Savez-vous que le dossier présenté apparaît, d’après les professionnels, plus fragile qu’annoncé du point de vue économique ?

Face à ces incertitudes, faut-il engager les modifications prévues au PLUi et exposer l’ensemble de la procédure pour un projet très incertain ?

Le moment venu, saurez-vous reconnaître que ce dossier souffrait de graves insuffisances ?

Qui sera tenu responsable en cas de recalage de ce projet ? Le collectif ou les élus qui n’ont pas suffisamment questionné le projet, ses impacts et ont trop rapidement cédé aux quelques chiffres d’un mirage économique ? Saurez-vous expliquer ces enjeux plus complexes aux habitants sans céder à la facilité de rejeter la responsabilité sur le collectif ?

A vous de répondre à toutes ces questions «en votre âme et conscience».

Dans l’hypothèse du recalage de ce projet, vous pourrez de nouveau compter sur les forces de propositions vertueuses du Collectif et de toutes ses composantes. Le Collectif propose un véritable projet d’aménagement du territoire pour ce domaine.

Pourquoi vous priver d’une réflexion commune que nous avions commencé à travailler ?

Le Collectif œuvre pour l’intérêt général et le bien commun. La commune de Seiches a la chance d’avoir des habitants qui s’impliquent dans la défense de leur territoire. Nous osons croire que les élus de la commune, comme le Collectif, privilégient l’intérêt général à tout intérêt privé.

Bonne année 2018 ! Ensemble, sauvons Boudré

C’est probablement en 2018 que se décidera l’impossibilité pour l’entraîneur de chevaux de luxe de s’installer sur Boudré.

Son projet nécessite des dérogations aux protections existantes sur cet espace naturel sensible. Une modification du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) et un déclassement de la zone naturelle en zone agricole pourrait permettre l’abattage d’arbres, la construction de bâtiments jusqu’ici interdite, un forage intensif d’eau, etc.

La CCALS (Communauté de Communes Anjou Loir Sarthe), succombant aux sirènes du département vient de valider le principe de cette transformation avec une première présentation faite le 17 janvier 2018.

Dans le cadre de la procédure de modification du PLUI et avant validation, une enquête d’utilité publique doit être conduite au mois d’avril 2018. Ce sera le moment pour nous tous de donner notre avis.

Soyons extrêmement vigilants dans les mois qui viennent. Nous vous tiendrons informés de l’avancement ou de l’enterrement du projet de l’entraîneur.

Il semble que la communauté de communes prenne des risques en s’arc-boutant et s’éblouissant sur la défense de ce projet néfaste pour notre territoire.

Une fois ce projet abandonné, il conviendra de revenir à la notion d’intérêt et de bien commun. Il s’agira de représenter des projets plus vertueux de tourisme doux au service de la population locale et d’installation de jeunes paysans. Ces projets déjà présentés ont été curieusement évincés par le département. Nous vous remercions de votre soutien

Nous vous remercions de votre soutien.
Vous pouvez dès maintenant renouveler votre carte
d’adhésion 2018 en adressant un chèque d'un montant minimum de  10€ par courrier à :

Collectif Boudré, Mairie,
Place Gautier 
49140 Seiches sur le Loir

avec une enveloppe timbrée à votre adresse
pour l’envoi de votre carte.

Le collectif est toujours présent, il ne se laisse pas berner, lui !

Monsieur Gillet n’est pas avare de contradictions, voire de contre-vérités. Pourquoi cherche-t-il à longueur d’articles dans la presse locale à justifier son choix : celui de la privatisation du domaine public par un entraineur de pur-sang ?

Le collectif insiste et précise que pour mener à bien son funeste projet pour Boudré, il sera bien obligé d’abattre des arbres dans des zones protégées et ainsi de détruire des espaces utilisés par les habitants. Tous les spécialistes sérieux du monde hippique sourient d’entendre que les pistes d’entrainement synthétiques ou sablées n’occasionneront pas de dégâts sur l’écosystème.

Monsieur Fouin souhaite assouvir sa « soif » de constructeur de bâtiments démesurés aujourd’hui interdits sur Boudré, et pour cela les élus à la « botte de cheval » de Monsieur GILET vont devoir  changer l’orientation actuelle du PLUi et donc déclasser des zones reconnues d’intérêt général, sensibles, naturelles où vit une superbe biodiversité en une simple zone agricole où toute construction liée au cheval serait possible…

Ces mêmes spécialistes contredisent les engagements et promesses du Président de Conseil Départemental, quand il affirme que 20 à 25 emplois seront créés. D’une part, certains salariés seront mutés de Maisons-Laffitte, ce sont des emplois précaires, mais d’autre part pourquoi ne comptabilise-t-il pas ceux qui seront supprimés dans les écuries et dans les centres d’entrainement touchés par la fermeture de cet hippodrome ? A n’en pas douter, le rapport est négatif, d’où ce silence partial !

Dans le même ordre d’idées, Monsieur Gillet ne développe pas les conditions suspensives de ses projets ; certaines seront difficiles à dépasser. Un seul exemple, lorsque l’on sait que l’autorisation de forage de 100m3/heure pour arrosage et abreuvage des équidés demandée par l’entraineur est égale à la consommation en eau des habitants de Seiches, nous comprenons mieux certains silences, coupables évidemment ! Prélever de telles quantités d’eau n’est certainement pas raisonnable d’un point de vue écologique. Une étude du sous-sol mériterait une attention autre pour garantir aux habitants du secteur de ne pas par subir de pénurie. De plus une expertise sérieuse devrait permettre de mesurer l’impact des eaux usées générées par un tel élevage. Même sans ces informations les élus ont été grisés par les sirènes de l’entraineur et du président Gillet.

Sa campagne de communication a pour but de convaincre que les dés sont jetés. Si son opération d’intoxication a fonctionné pour les élus locaux qui le soutenaient par avance, et qu’une partie de la population semble fataliste, le collectif de sauvegarde du domaine et bien d’autres associations ou organisations n’ont pas écouté ses sirènes. Leurs actions continuent.

Les autres porteurs de projets ont été refoulés essentiellement pour des prétextes économiques discutables. Il y avait pourtant de beaux projets d’installation de jeunes paysans ouverts à l’accueil et au tourisme local qui ont été passés sous silence. Où sont les priorités de soutien à l’installation de jeunes paysans?

Et quelles sont les certitudes que peut fournir l’entraineur choisi, dans le domaine financier. Qui se cache derrière ces 80 pur-sang ? Un financier bétonneur qui attend la bonne occasion pour récupérer le site et y creuser des carrières ? Pourquoi tous les élus favorables au choix du Président Gillet ont-ils voté sans avoir connaissance du dossier et de ses attendus ?

Monsieur Gillet affirme « on est des gens raisonnables, on tiendra compte des avis… »… Serait-ce de sa part une nouvelle pratique, puisqu’il a pour habitude de changer en cours de route les règles qu’il a lui-même édictées (par exemple d’arrêter une date butoir de dépôt d’appel à projet et de la modifier pour faire entrer dans le jeu son « poulain ») ! Depuis le début, les duperies ont été nombreuses. N’oublions pas la décision antérieure du conseil départemental sur des motifs trompeurs, de casser le legs dit pourtant “éternel” du couple Gélineau qui avait confié le domaine de Boudré au bien commun sous gestion du Conseil Départemental.

Le collectif poursuit ses initiatives et porte toujours avec autant de conviction, la volonté de sauvegarder le domaine dans un espace protégé et public ; il plaide pour l’installation de fermes biologiques et pédagogiques, pour le maintien des courses hippiques et le développement d’un slow tourisme à partir de l’hippodrome. Cela reste des objectifs essentiels.

Réunion d’information le 2 novembre

Lettre ouverte aux élus départementaux

Mesdames, Messieurs les conseiller-e-s départementaux-ales,
Le 16 Octobre prochain, vous serez appelés à vous prononcer sur le dossier de la vente du domaine de Boudré et sans avoir réellement été informé sur le projet qui vous est proposé.
Le collectif de préservation du domaine de Boudré et la Société Des Courses souhaitent au travers de ce courrier vous apporter un complément d’information.
Ce n’est pas le meilleur projet du point de vue économique:
La proposition socio-économique de l’entraîneur n’est pas la mieux disante.
Elle est inférieure au total de celles faites par la commune de Seiches (115.000€ pour l’hippodrome ajoutée à  celle concernant la ferme (762000€ par la SCIC) La volonté claire des habitants et des associations de Seiches valent mieux que le chèque hypothétique d’un entraineur qui n’a à ce jour présenté aucun dossier clair.
Les promesses de création d’emplois de ce dernier ne sont qu’illusions ; une partie de son personnel actuel serait transféré de Maison Lafitte et les quelques emplois créés seraient de nature très précaire, aux dires des spécialistes du monde équin.
Le projet contredit les dispositions urbanistiques en vigueur
Le projet de l’entraineur n’est pas compatible avec le  PLU actuel. Dans l’ hypothèse la plus rapide, le nouveau PLUi ne pourra pas être opérationnel avant le printemps 2019.
L’agriculteur installé sur la ferme de la Gayonnière n’envisage pas de cesser son activité avant au moins quatre années. Les rumeurs répandues sur des accords secrets relatifs à son départ ne sont que conjectures.
Le projet va à l’encontre des mesures de protection et de diversité écologique 
Le site bénéficie d’une triple qualification de Réservoir remarquable de biodiversité, d’Espace Naturel Sensible et de zone naturelle au PLU. Il est aussi un point de captage d’eau pour les habitants du secteur. Alors que les autres propositions  respectaient l’environnement, celui de l’éleveur ne répond à aucun des exigences du cahier de charge  de l’appel à projet. Etes-vous prêts à briser le consensus  de protection écologique indiscutable, reconnue jusqu’à présent partagé par tous et notamment par le département ?
Le projet n’a pas de cohérence du point de vue du territoire et n’est pas le meilleur du point de vue de l’emploi 
Le choix qui vous est proposé supprimera un équipement public utilisé par de nombreuses associations et entraînera une nouvelle disparition de petit hippodrome de proximité. Cette disparation fragilisera la vie d’une multitude de petits entraîneurs et aura des conséquences négatives sur l’emploi. Le projet proposé par la mairie de Seiches avec la contribution du collectif avait un enjeu fondamental de développement du territoire. Privatiser de larges zones  de forêt et de landes préalablement accessibles au public n’est pas une simple formalité.
A tous points de vue, les propositions élaborées par la commune de Seiches et le collectif de sauvegarde du domaine de Boudré apparaissent comme meilleures.
Avec toute notre considération.
Le collectif « Préservons le Domaine de Boudré »
La Société des Courses de Seiches
Seiches sur le Loir, le 12 octobre 2017

Boudré : rien n’est encore joué ! Non Boudré n’est pas vendu.

Plus de 400 personnes avec le soutien de la Société des Courses, de la Course d’Endurance, de la LPO et d’associations Seichoises diverses (Rugby, Section Course Loisir, …), se sont mobilisées
pour la chaîne humaine festive du 30 septembre pour sauver l’hippodrome.
Les deux télévisions locales, FR3 et Angers-TV, ont bien couvert l’événement, ainsi que les médias locaux pour rétablir une part de vérité.
Pour rappel et pour l’instant, le projet de l’entraîneur qui a les faveurs du département, est le seul qui ne respecte pas le cahier des charges environnemental de ce site protégé. Il était pourtant inclus dans l’appel à projets édicté par ce même département.
De nombreuses dérogations sont demandées et vont nécessiter un long parcours administratif.
Le Collectif « Préservons le domaine de Boudré » ne doute pas que les conclusions seront défavorables au projet de cet entraîneur.
Il est important que les Seichoi(e)s et toutes les personnes attachées au domaine de Boudré soient correctement informées de l’ensemble des enjeux.
Aussi, vous êtes tous invité(e)s à une réunion d’information et à un débat public le :

Jeudi 2 Novembre à 20h30, salle Villa Cipia.

Avec vous tous, le Collectif, la Société des Courses, la Course d’Endurance, la LPO et toutes les associations qui le souhaiteront nous envisagerons les meilleures pistes pour préserver ce bien commun au bénéfice de tous.
Mais avant cette réunion publique le projet de l’entraîneur sera à l’ordre du jour du conseil municipal du lundi 9 octobre 20h à Seiches sur le Loir.

Venez nombreux

Intervention à la chaîne humaine du 30/09/17 : « Pourquoi le collectif ne renonce pas »

Hier, un article de l’Ouest France a titré : «Pourquoi le maire renonce à son hippodrome». Et bien voilà, au moins, c’est clair, il renonce. Il se laisse berner par les sirènes du Conseil Départemental.

Pourquoi le collectif, lui, ne renonce pas ?

Cette question m’amène à faire un léger retour en arrière.

Lorsque le collectif s’est constitué, rapidement, le mot d’ordre a été « non à la vente de Boudré ». Puis, il a accepté de rentrer dans une négociation avec le Conseil Départemental.

Il y a un an, nous pensions avoir obtenu de réelles avancées. Aujourd’hui, elles sont toutes incertaines voire même copieusement piétinées :

Le chemin :

Le chemin que nous avons obtenu a été ouvert en grande pompe par Mr Gillet lui-même. Il devait être balisé rapidement. Un an après, il ne l’est toujours pas. Le seul balisage qui existe est celui du collectif.

Il devait aussi être rétrocédé à l’euro symbolique à la commune, ce n’est toujours pas fait.

La vente par appel à projets :

Il s’avère que cette mise en vente par un appel à projets est une supercherie. Tout d’abord la procédure est totalement opaque (personne n’a de compte rendu des commissions) et les textes de loi qui l’encadre sont très flous. Ainsi le Conseil Départemental peut faire ce qu’il veut.

Acte 1: la commune présente en janvier un premier projet pour l’achat de l’hippodrome. Hors délai du dépôt des dossiers, nous apprenons qu’un entraîneur s’est positionné pour l’achat des fermes et de l’hippodrome. Tour de magie du Conseil Départemental, il rend infructueux ce premier appel à projets et en propose un deuxième.

Acte 2 : Avant même que la date de dépôt du deuxième appel à projets soit passée (fin juillet) le Conseil Départemental procédait (fin juin) à des tractations avec la commune pour qu’elle accepte un plan B pour une halle des loisirs…

Pourtant, le Conseil Départemental ne savait pas encore quels projets allaient être présentés, en dehors de celui de l’entraîneur. Celui-ci nécessitait la fermeture de l’hippodrome et donc la perte de sa halle des loisirs où nous sommes aujourd’hui.

Le cahier des charges :

Oui, il a été finalisé et bien finalisé. Seulement, le Conseil Départemental est le premier à ne pas le respecter.

Le projet de l’entraîneur est le seul projet déposé qui met à mal le cahier des charges. Il n’est pas «compatible… avec l’organisation des courses et une dizaine de manifestations publiques…» et il nécessite de transformer le PLU.

C’est pourquoi le Conseil Départemental met actuellement une forte pression sur les élus de la comcom et ceux de la commune pour qu’ils acceptent la transformation du PLU.

Une halle compensatoire :

Dans leurs tractations avec le maire, le Conseil Départemental et la comcom ont fait miroiter le financement d’une halle pour les associations, au lieu-dit les Sablières.

Lorsque nous demandons au maire sous quelles formes sont formalisés leurs engagements, il peut seulement nous répondre qu’il s’agit d’engagements oraux… !

Pour aider à financer un tel projet, le Conseil Départemental a précisé au maire qu’il prendra 250.000 euros sur le budget des Espaces Naturels Sensibles. Ce budget ENS est-il prévu pour faire une halle de loisir avec un parking dans un espace classé naturel ????

L’espace des Sablières est aussi une zone hautement protégée et cela pour de bonnes raisons. Construire un bâtiment et un parking est un contre-sens absolu.…

Visiblement nos élus en place n’ont pas beaucoup de respect pour les règlementations qui encadrent l’environnement et sa biodiversité.

En dernier lieu, le groupement syndical forestier

Il est présenté par Monsieur le maire comme étant acquis. A notre connaissance, depuis 1 an qu’il a été évoqué, ce dossier n’a pas avancé et pour le moment, il n’y a rien de formalisé.

Nous avons la chance, sur Seiches, d’avoir hérité d’un véritable patrimoine naturel.

Oui, il s’agit d’un héritage, d’un héritage et de sa valeur.

Quel héritage voulons-nous laisser à nos enfants ?

Quelles sont les valeurs que nous voulons leurs transmettre ?

Celles de certains de nos élus dont le président Gillet en tête ? 

Ou bien celles défendues par le collectif et ses partenaires ?

Leurs valeurs à eux sont simples : «le tout économique, dans la défense des intérêts privés et cela, s’il le faut, en contournant les lois en place».

Le message est clair : «mon fils, tu chercheras à gagner de l’argent à tout prix et tu pourras ainsi posséder. Tant pis, si c’est au détriment des autres».

Une société où les valeurs sont l’argent, l’individualisme et la loi du plus fort en place.

Les valeurs du collectif ne sont pas les mêmes. Elles sont :

  • L’intérêt collectif avant l’intérêt privé,

  • Des projets d’engagements et de partage,

  • Le respect de l’environnement et de sa biodiversité .

Pour nos enfants le message est différent :

«Tu feras des projets en respectant l’environnement et les animaux qui y vivent »

«Tu feras des projets en respectant l’intérêt collectif avant ton intérêt personnel»

Nous sommes un exemple pour nos enfants et nous avons la responsabilité de ce que nous allons leur léguer.

Alors pour Boudré nous nous battrons jusqu’au bout pour défendre nos valeurs et cela par toutes les voies légales en notre pouvoir.

Boudré : non, rien n’est encore joué !

A grand renfort de communiqués de presse, le département a annoncé la vente des fermes et de l’hippodrome. Quoi qu’il en dise, et le Conseil Départemental l’a déjà expérimenté, rien n’est encore joué avant la signature de l’acte notarié.

Depuis plusieurs jours de nombreux mensonges ou manipulations ont cours et nous souhaitons rétablir quelques vérités sur l’état du projet :

  • NON, l’hippodrome ne sera plus accessible et les courses ne pourront plus y être organisées : Il n’existera tout simplement plus. Ces utilisations auxquelles tenaient les habitants sont totalement incompatibles avec l’exercice des activités professionnelles envisagées (entraînement de chevaux d’élite surprotégés)
  • NON, le projet retenu ne répond pas au cahier des charges exigeant élaboré par le Conseil Départemental lui-même. Respect de la biodiversité, respect des règles d’urbanisme en vigueur, suppression des 5 réunions hippiques et 10 événements festifs… Comment expliquer un tel recul ? Quels en sont les motifs ?
  • NON, le projet de salle promis aux habitants de Seiches n’est qu’une illusion, un enfumage qui ne peut trouver de concrétisation sur le domaine sans à nouveau nécessiter le déclassement de zones naturelles ou boisées ou contrevenir à la réglementation sur les risques d’inondation
  • NON, la disparition de l’hippodrome n’est pas une simple formalité. Le déclassement de cet espace naturel bénéficiant de nombreuses protections au titre de l’environnement nécessite un parcours long au cours duquel les citoyens, les associations et les autorités environnementales auront leur mot à dire
  • NON, le site ne bénéficie pas de la triple qualification de Réservoir remarquable de biodiversité, d’Espace Naturel Sensible et de zone naturelle au PLU par hasard. Ces classements correspondent à une réalité écologique indiscutable, reconnue jusqu’à présent par le Conseil Départemental car reprise dans le cahier des charges de l’appel à projet, mais hélas fortement menacée par le projet retenu, et complètement sacrifiée au nom de retombées économiques idéalisées mais illusoires.
  • NON, le projet retenu ne répond absolument pas à au projet de territoire tel que souhaité initialement. Il ne fait que répondre à un intérêt privé qui se développerait sur un site remarquable légué, façonné et financé par et au profit de tous.

Le site ne bénéficie pas de la triple qualification de Réservoir remarquable de biodiversité, d’Espace Naturel Sensible et de zone naturelle au PLU par hasard. Ces classements correspondent à une réalité écologique indiscutable, reconnue jusqu’à présent par le Conseil Départemental car reprise dans le cahier des charges de l’appel à projet mais hélas fortement menacée par le projet retenu, et complètement sacrifiée au nom de retombées économiques idéalisées mais illusoires.

Nous ne laisserons pas passer un tel projet contraire aux intérêts communs des habitants de la com-com et écologiques sans agir.
Nous invitons dans un premier temps, tous les amoureux de Boudré à venir soutenir notre action en participant à la chaîne humaine organisée le samedi 30 septembre à 15h sur l’hippodrome.

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